Degemer mat e maner Kerhoant

A partir d'un lieu précis — le manoir de Kerhoant, à Saint-Pol-de-Léon — ce site se propose de naviguer dans l'histoire de Bretagne. On y trouvera ainsi anecdotes, légendes, coutumes, généalogie... 

Dossiers : Cahier d'un étudiant breton sous Louis XV | Nos moulins : L'Horn vue de Milin an Eskop | Les moulins de l'Horn | L'Horn vue de Kerautret  | La guerre des moulins  | Kerautret aux Créac'h  | Kerautret aux Barbier de Lescoët | 70 emplois à la merci des meuniers | Au temps de Claude Moysan  | Au temps de François Quéré  | La fin du moulin de l'Evêque

Divers : Mon bateau Tirot | Les dolmens de Keravel  |

Moulin

 L'ancien domaine de Kerhoant se situe à cheval sur Saint-Pol-de-Léon et Plougoulm. Dominant la vallée de l'Horn, un œil sur l'ancienne voie romaine, il fut un observatoire privilégié des événements qui marquèrent la région. Il en résume aussi l'épopée.

Kerhoant, ce fut d'abord le berceau d'une famille noble qui, quittant le Léon, allait donner son nom à un marquisat du Maine. Un temps, Montoire s'appelera en effet Querhoent. 

Après les Kerhoënt, la maison devint une dépendance du château de Kerjean. C'est là que vint mourir en cachette un vieux pirate pourchassé par sa femme. Le tout dernier recteur de Saint-Pol-de-Léon y a vu le jour et s'y cachera des révolutionnaires. En revanche, le premier maire républicain de la commune y est également né.

Gravure du chevalier de Fréminville représentant le sac de Kerhoant par les Bleus du général Canclaux. 

Mais Kerhoant, ce fut surtout le vivier de paysans aisés qui contribuèrent à façonner le Léon. Tous prénommés Claude, de père en fils, les Creach cultivent le lin, font tourner un, deux,  trois moulins, ils arment un goémonier pour amender leur terre, engagent leurs chevaux dans les concours agricoles, plantent les premiers primeurs. 

Kerhoant par Le Guennec

Un temps, c'est la plus grosse exploitation agricole de Saint-Pol-de-Léon. Et la seule qui, au petit matin, ne va pas puiser sa main-d'œuvre au marché d'hommes, transis sur le parvis de la cathédrale. Sur mon honneur était la devise de Kerhoant. Leurs successeurs n'y ont pas failli... 

Et puis un train traversa ses terres. Et puis les Allemands de la seconde guerre y établirent leur QG, des batteries. Et puis, et puis...

Et puis voici donc la chronique d'une ferme bretonne. N'hésitez pas à apporter votre pierre à l'édifice.

   Laurent QUEVILLY

 

Date de dernière mise à jour : 04/10/2021