Les habitants de Kerhoant

Kerhoant fut juridiction et seigneurie jusqu'à la Révolution. Autrement dit une petite circonscription administrative et judiciaire. On y rendait encore la justice au XVIe siècle. Le seigneur devait faire aveu de ses terres à ses suzerains. Notamment à l'évêque comte de Léon. La seigneurie de Kerhoant perdit sa complète autarcie en 1452 quand Isabeau de Kerhoant, dernière héritière de la maison, l'apporta en mariage à Henry de Névet, puissant propriétaire en Cornouaille. En 1533, elle allait être rattachée au domaine de Kerjean mais conserverait sa particularité propre. Les Barbier se transmirent le titre de baron de Kerhoant. La seigneurie de Kerhoant s'étend sur plusieurs lieux à Saint-Pol, Plougoulm, Plouescat, Cléder et ailleurs. Autour du manoir de Kerhoant et de sa métairie noble est la métairie, noble elle aussi, de la Porte, disparue au XVIIIe siècle, aujourd'hui confondue avec Kerhoant. Puis sont les moulins de Kerhoant et du Merrot, les lieux nobles de Rohigou et Kervadoret. On peut leur rajouter des parcelles au terroir de Kerhelec, sur Plougoulm, le manoir noble de Lagallach, des terres sur la paroisse de Saint-Pierre Cheffren et au terroir de Menroignant, l'étage, le manoir et la métairie noble de Kerlavant, une maison rue Pontnevez....

Date

Propriétaires de Kerhoant

Habitants sur le domaine

1105

Paul de Kerhoant

 

1250

Tanneguy de Kerhoant

 

1265

Tanneguy II de Kerhoant et Guyomarde de Botguignen

 

1400

Hervé de Kerhoant

Hervé, Jean et Pierre, ses fils.

1420

Jean, fils Hervé de Kerhoant

Jean, Isabeau, sa fille.

1452

Henri de Névet, Isabeau de Kerhoant.

 

1481

Jean de Névet

Hervé Richard, Guyon Philippes, Pierre Mazec représentent le seigneur de Kerhoant à une montre.

1493

Hervé VII de Névet et Jeanne Labbé de la Rouselière.

 

1494

Jacques de Névet, gouverneur de Quimper et Claudine de Guengat.

 

1533

Hamon Barbier

Jean Barbier, frère d'Hamon.

1544

Louis Barbier de Kerjean

 

1619

Françoise de Quélen, douairière de Kerjean.

 

1623

Jacques Barbier de Kerjean .

 

1629

René Barbier de Kerjean.

1644 : Messire Gabriel Cueff, prêtre.

1665 : René Barbier de Kerjean qui meurt à Kerhoant.

1668

René Sébastien Barbier

René Sébastien et Joseph Sébastien Barbier.

1670

Joseph Sébastien Barbier

 

1683

Henriette Euphrasie Barbier, épouse Coatanscour

Fermiers, les sieurs de Kerprigent et de Trédern exploitent le domaine. Claude Prigent tient la métairie noble de Kerhoant, Jean Le Roux la métairie de la Porte, située sur le domaine, Jean Olivier le moulin de Kerhoant, Gabriel Kerleguer, Jeanne Le Tiez le moulin du Merrot.

1707

Alexandre Paul de Coatanscour

1707 : Renée Keryven, veuve Rolland Corre et ses enfants, deux meuniers.

1709 : Renée Keryven et son fils Jacques, époux de Catherine Troniou, les enfants Corre.

1711 : les mêmes et Olivier Bosec.

1716 : les mêmes, six valets, deux servantes. Naissance d'Anne Corre.

1740 : Catherine Troniou, veuve de Jacques Corre, Christien Corre son fils, époux de Katherine Lez, Anne et Marie Corre.

1743 : les mêmes et Elie-Joseph Corre, futur recteur de Saint-Pol sous la Révolution, trois domestiques, Claude Créach, Anne Corre, Anne Bihan la domestique. Naîtront ici neuf enfants Créach.

1762

Marquise de Coatanscour, épouse Kersauzon, qui sera guillotinée.

Claude Créach Ier.

Claude Créach II, son épouse Marie Caroff dont il aura sept enfants.

Elie Joseph Créach, son épouse Catherine Caroff dont il aura six enfants.

François Morvan, domestique.

1792

Henriette Chambon d'Abouville

1792 : Familles Claude et Elie Joseph Créach, leur frère Hamon, François Touvel, domestique.

1819 : Joseph Créach, Jacques, Claude, Françoise. Angèle Pont, veuve d'Elise Créach, Anne et Louise Créach, Catherine Caroff, Hamon Créach, Louise Créach et Paul Cadiou et les domestiques.

1829

Sébastien Joseph Barbier de Lescoët

1829 : Joseph Créach et Isabelle Le Déroff, Marie Quéméneur, sa belle-mère, François Le Déroff, son beau-frère qui meurt à Kerhoant, la fratrie de Claude Créach III.

1832: Claude Créach III, Félicité Guillou et les enfants, Joseph Créach et sa famille.

1834 : Famille Claude Créach III, famille Joseph Créach et Françoise Perrot, sa seconde épouse. Quinze domestiques.

1846

Joseph Anne Barbier de Lescoët

1846 : Famille Claude Créach III et Jeannie Le Lann, sa seconde épouse.

1854 : Jeannie Le Lann, les enfants de Claude Créach, en tout, 32 personnes.

1863

Jonathas Marie Barbier de Lescoët

1863 : Alain Créach, Hervé Créach, la fratrie de Claude Créach IV.

1869 : Alain Créach, Claude Créach IV et Euphrasie Monot, 19 personnes.

1904 : Claude Créach IV, familles Yves et Yvon Créach, venu du manoir de Trédern, époux d'une fille de la maison.

1920

Comtesse Barbier de Lescoët, épouse de Langle

Yves Créach et Marie Anne Cabioch, les enfants, famille Yvon Créach, les domestiques, quinze personnes en tout.

1972

De Langle

Famille Jean Créach. La famille Breuil habitera la maison neuve, puis Andrien Kervella, maire de Saint-Pol.

1979

Jean Créach et Louise Gardic.

Famille Jean Créach, famille Gentien.

1994

Manoir et terres cultivables: Famille Gentien.

Terres cultivables et moulin : famille Jacques Argouarch.

Maison neuve et bois : familles Chever, Guermeur, Quevilly.

Famille Gentien

1997

Les mêmes

Famille Gentien, famille Jean-Marie Argouarch (seconde maison neuve).

2000

Manoir et terres: famille Gentien.

Maison neuve :

Moulin :

Seconde maison neuve : famille Jean-Marie Argouarch.

Terres cultivables : famille Jacques Argouarch

 

Commentaires (3)

1. maillet 06/03/2011

Très beau site. Quel travail..
Je suis prof. d' histoire à la retraite et je trouve ici un travail minutieux, sur archives.
C' est passionnant, une véritable recherche d' histoire sociale et rurale.
Merci et cordialement.
Jean-Paul Maillet

2. MORANT Martial de Morlaix 25/05/2012

Bonjour
Magnifique site très intéressant que je n'ai pas encore entièrement consulté.
J'aimerai ajouté ma (toute) petite pierre à ce splendide édifice avec une anecdote. Durant mes loisirs j'effectue des recherches sur "ces bretons qui furent zouaves pontificaux puis pour certains volontaires de l'Ouest" et sur la base des registres matricules de ces zouaves je recense en ce moment ceux qui venaient de St Pol de Léon et des alentours. Je planche tous les soirs depuis une semaine sur un Créac'h Elie qui portait le matricule 4172 Il était sensé être né à St Pol de léon le 31 juillet 1835. Il avait servi en France dans l'artillerie. Engagé comme zouave pontifical le 20 juin 1867 il fut libéré le 15 juillet 1869.Lors de son engagement chez les zouaves, il fit la campagne de 1867 et lors de la bataille de Mentana le 22 octobre 1867, il fut contusionné à la suite d'une chute dans les rochers. Lorsqu'il quitta le régiment, il était titulaire d'une médaille d'or et de la médaille de Mentana. Il fut déclaré par la suite décédé en 1871.
Vous allez me dire qu'il y a erreur si Elie Créac'h fils de Joseph et sa première épouse Elisabeth Le Deroff, était bien né un 31 juillet c'était en 1825 et non 10 ans plus tard. Cela s'expliquerait peut-être du fait qu'il existait une limite d'âge pour s'engager dans les zouaves (je crois que c'était 45 ans) et qu'en trichant ainsi sur son âge il évitait d'être refusé. De plus il ne fallait pas être marié et ne pas avoir d'enfants. Bien sûr Elie était marié même s'il n'avait pas d'enfants mais était-il à un mensonge près pour rentrer chez les zouaves. Alors si vous me dites et me prouvez qu'Elie Créac'h était tout le temps à St Pol, disons entre 1851 après son mariage avec (Marguerite) Nicole Guillerm) et 1871 date de son décès à St Pol, je m'incline. Je préciserai tout de même que sauf erreur de lecture de ma part il n'apparait pas sur les listes de recensement de la commune ni en 1861 ni en 1866 (il me reste à examiner page par page l'année 1856) On trouve en 1861 Nicole Guillerm bien seule et recensée comme marchande de vin sur la Grand Place avec la précision femme (ou épouse » Créac'h Il est vrai que le frère d'Elie n'était pas loin de là pour l'approvisionner. En 1866 on la retrouve toujours sur la Grand Place et toujours avec la mention femme Créac'h mais toujours sans enfant (et sans mari aussi), exerçant le métier de cabaretière (métier qu'elle exercera sans doute jusqu'à sa mort en 1888 à l'âge de 56 ans..et 17 ans après le décès de son époux mort en juin 1871, revenu au métier exercé par tant de Créac'h...)
Voilà j'espère ne pas avoir été trop long Donc si vous avez des renseignements venant infirmer ou confirmer qu'un Créac'h Elie fut zouave pontifical cela m'intéresserait.
Au plaisir et toutes mes félicitations pour votre site.
PS : j'aurai quelques scanns de documents concernant certains « nobles » qui furent propriétaires de Kerhoant à vous envoyer (faire part de décès et de mariage)

Martial MORANT de Morlaix

3. MORANT Martial de Morlaix 25/05/2012

Re bonjour à tous

Après vérification voici les conditions exigées pour être recruté comme zouave pontifical.
Etre catholique et subir une visite médicale. Etre célibataire ou veuf sans enfants.
Avoir 18 ans au moins (et dans ce cas avoir l'autorisation ds parents) et 35 ans au plus (ce qui expliquerait qu'Elie Créac'h se soit rajeuni de 10 ans pour n'avoir que 32 ans lors de son engagement)
Pour les anciens militaires il fallait être muni d'un congé régulier...
Voilà
Au plaisir

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×