Mort mystérieuse à Roscoff

Un drame, qui est encore entouré d'un certain mystère, a mis hier en émoi toute la population de Roscoff et surtout les nombreux touristes qui se rencontrent chaque jour sur la plage.

Le 8 juillet dernier arrivait à la maison de santé du docteur Lefranc,

Lundi matin, vers dix heures, un touriste élégant paraissant âgé d'une trentaine d'années sonnait à la grille, Je suis M. Madieu fils, dit-il, voulez-vous me conduire à la chambre de mon père.

Quelques instants plus tard, une violente querelle éclatait dans la chambre du premier étage où M. Madieu était couché. Les personnes habitant l'immeuble prêtèrent l'oreille et entendirent deux coups de feu, suivis du bruit de la chute d'un corps. Le docteur Lefranc se précipita et trouva la jeune femme qui se faisait appeler Mme Madieu allongée sur le parquet du. cabinet de toilette. Elle portait à la tempe une blessure d'où le sang coulait. Un examen, plus' attentif révéla au docteur que la victime, qui respirait faiblement, avait en la tête traversée par une balle de revolver. La malheureuse vient de se suicider, dit M. Madieu en proie à une violente émotion.
Mais comment ? demanda le docteur.

  

 M. Madieu, soixante-cinq ans, administrateur d'une firme cinématographique très connue. Il était accompagné d'une jeune personne que l'on nomma Mme Madieu et qui logeait dans le même appartement que celui-ci. M. Madieu venait demander à l'air salin le rétablissement d'une santé chancelante.

Au cours d'une discussion qui a éclaté entre elle et mon fils.

Deux autres médecins, les docteurs Stephan et Bagot, furent mandés. Ils donnèrent leurs soins à la victime, mais à 13 h. 30 celle-ci expira sans avoir pu prononcer une parole.
La gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon commença aussitôt une enquête et informa le parquet de Morlaix. Le procureur de la
République et le juge, d'instruction sont arrivés ce matin. Ils ont commis un médecin légiste qui a procédé l'autopsie du cadavre. Mais ce praticien et les magistrats ont refusé de faire connaître les résultats de leurs constatations.

Le Gaulois, 13 août 1925.

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